Egaré sur la route d’Aix en Provence… je termine au lasergame

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Cet article concerne Jussié, un personnage de fiction à qui il arrive des choses complètement inintéressantes.

Une partie de lasergame en conclusion d’un périple atypique

“A qu’elles sont jolies les fille de mon pays” disait l’autre… je dois dire pour ma part que je n’en pensais pas moins à matière de routes. S’il est vrai que d’aucuns se plaisent à ne compter comme objectif d’un trajet que l’arrivée de celui-ci, je dois dire pour ma part que c’était tout l’inverse…

Ce matin du 33 janvier 2011 (oui j’ai bien écrit trente trois) quand j’entrepris donc de quitter le temps d’un weekend ma faculté des bords du Rhône, ce n’était pas vraiment pour aller quelque part. C’était plus pour “aller” tout court. Je pris la route du Sud, pour m’éloigner le plus possible de ma Creuse natale, non pas parce que je n’y avais pas de bons souvenirs, mais tout simplement car je connaissais déjà le chemin. Et même si le canapé d’angle qui s’y trouvais constituais le berceau de mes loisirs (pour ceux qui ont lu le précédent article), je préférais mon tempérament d’aventurier du moment.

Je suivis donc les panneaux d’Autoroute qui indiquaient Aix en Provence, ravi de pouvoir ouvrir les fenêtres en grand (le temps était plus doux que par chez moi). Je dépassais allègrement toutes les sorties d’autoroute avec un bonheur renouvelé à chaque fois… celui de me dire que quelle que soit celle que je choisirais ce serait la bonne : c’est aussi ça le luxe de rouler pour rouler !

Première escale : celle d’un joueur

Je dépassais finalement Aix pour me diriger vers Aubagne. Puis faisant à peu près n’importe quoi avec les sorties, au joliment nommé péage de l’étoile je sortis en direction de Marseille… Comment, que dites-vous? Je tournais en rond ? Peut-être, mais comme je vous ai expliqué, dans ma balade, la ligne droite n’était pas forcément le chemin le plus efficace. Je pris une départementale et remarquai un premier panneau qui annonçait un centre de loisirs. Joueur dans l’âme, et peut être même jusque dans mes os, je remontais la piste jusqu’à une zone industrielle. Visiblement, le centre comportait une piste de karting, des pistes de bowling et… un lasergame ! Je me garai et entrai dans le bâtiment, fermement décidé à en découdre avec de farouches guerriers opposants. Aurais-je pu m’arrêter à un lasergame à Aix en Provence ? Assurément… mais là bas il n’y avait pas de panneau… donc l’idée n’avait pas jailli de mon esprit.

Je pris mon ticket et attendis sagement… quelques minutes… puis on me fit gagner la salle d’attente ou un jeunot nous expliqua le principe du jeu (”des fois que je sorte d’une grotte” pensai-je à cet instant, mais cela s’avéra en fait utile pour la famille à côté de moi…). J’intégrai ensuite l’arène pour y exercer mes talents de combattant.

L’opposition était… déplorable… Un dimanche après midi, il n’y avait que des familles, avec un papa et une maman trop adultes pour courir, et des enfants trop enfants pour avoir l’adresse (et le vice) nécessaires pour performer au lasergame.

Il faut dire que j’étais probablement le seul idiot à 500 bornes à la ronde pour me pointer en solo dans un lasergame… peut être qu’à Aix j’aurais trouvé d’autres étudiants… mais bon, tout ça c’est une histoire de panneaux rappelez vous.

Bref, je quittai les lieux non sans avoir remporté la victoire, et pris le chemin de nulle part pour continuer efficacement mon périple.

Deuxième escale : celle d’un dormeur

Arrivé vers 19h j’avais repassé Aix dans l’autre sens et j’étais sincèrement claqué. J’avais sauté le repas de midi, m’étais levé à 4h pour prendre la route… “Jussié mon gars” me dis-je, “tu vas devoir te poser au risque de finir dans le fossé”. J’attrapai donc le premier hôtel Ibis qui passait par là. Je repassai ma journée en revue depuis la route jusqu’au lasergame. Et je me rendis compte que si on considérait que le centre de loisirs avait été mon point de chute, une fois de plus ce qui m’avait le plus botté c’était d’être sur la route sans but… Affligeant pour un étudiant ne trouvez-vous pas ?

C’est sur cette pensée que je m’endormis quelques heures plus tard, avec le sentiment du devoir accompli. Le repos du guerrier comme on dit …

Cette histoire ne sert à rien… mais je vous avais prévenu depuis le départ… :)

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